Fourchette, c'est quoi ?
Une application web gratuite pour suivre ce que vous mangez et ce que vous dépensez, sans abonnement et sans publicité. Vous scannez un code-barres, elle récupère les valeurs nutritionnelles, les ramène à votre portion et les confronte à un budget calorique qu'elle calcule pour vous. Cette page décrit tout ce qu'elle sait faire.
À qui elle s'adresse, et ce qu'elle remplace
Fourchette s'adresse à une personne seule ou à un couple qui mange souvent la même chose, sur téléphone, debout dans une cuisine. Elle remplace les applications de suivi nutritionnel par abonnement — MyFitnessPal, Yazio, Lifesum — dont les fonctions essentielles sont payantes ou noyées sous la publicité.
Deux exigences la gouvernent :
- Saisir un repas doit prendre quelques secondes, pas trois écrans.
- Le chiffre affiché doit rester juste dans le temps. Les objectifs d'une journée sont figés le jour même : changer votre profil aujourd'hui ne réécrit pas l'historique de la semaine dernière.
Votre compte en quatre écrans
À l'inscription, un questionnaire d'accueil demande qui vous êtes (nom, sexe biologique, âge), vos mesures (taille, poids), votre rythme (niveau d'activité, jour et heure de pesée hebdomadaire) et vos objectifs (but, poids visé facultatif). Le dernier écran vous montre les objectifs caloriques et de macronutriments que ce profil produirait avant de valider. Votre poids de départ est enregistré dans la foulée : la courbe existe dès le premier jour.
Le journal alimentaire
L'écran d'accueil de la journée : un anneau de progression calorique (consommé / budget du jour), trois barres de macronutriments — protéines, glucides, lipides — avec leur valeur et leur pourcentage d'objectif, puis quatre cartes de repas : petit-déjeuner, déjeuner, dîner, collation. Flèches et sélecteur de date pour changer de journée ; le futur reste interdit.
Trois façons d'ajouter un aliment
- Scanner un code-barres. La caméra lit le code, l'application interroge OpenFoodFacts et affiche la fiche : nom, marque, photo, valeurs pour 100 g, Nutri-Score, degré de transformation. Caméra indisponible ou code illisible ? La saisie manuelle du numéro prend le relais. Produit inconnu ? Elle le dit et propose de le créer à la main.
- Chercher par nom. Dès deux caractères : vos aliments personnalisés d'abord, puis les produits de la base ouverte, classés par proximité avec la requête — l'aliment brut avant la préparation qui le contient.
- Reprendre ce que vous mangez déjà. Un bouton par repas, trois onglets : Fréquents (les aliments les plus consommés à ce repas sur trois mois, avec la dernière quantité qui pré-remplit le formulaire), Récents, et Journées — une journée passée entière, dont les aliments arrivent cochés ; vous décochez ce que vous ne reprenez pas et choisissez le repas de destination. La copie s'ajoute à l'existant, ne l'écrase jamais, et s'annule d'un geste.
Corriger, déplacer, créer
- La quantité s'ajuste en grammes, par raccourcis (20, 30, 50, 100, 150, 200) ou saisie libre. Les totaux du repas et du jour suivent immédiatement.
- Une ligne se déplace d'un repas à l'autre par glisser-déposer à la poignée — ou depuis l'écran de modification, car un geste ne doit jamais être le seul chemin.
- Les préparations maison deviennent des aliments personnalisés : nom, marque et quantité de référence facultatives, valeurs pour 100 g. Ils restent privés et remontent en tête de vos recherches.
L'activité physique
Un catalogue de 36 activités en sept familles — marche, course, vélo, salle, sports, eau, quotidien — chacune avec son intensité de référence. Vous choisissez une activité, saisissez une durée, et l'application calcule la dépense à partir de cette intensité et de votre poids du moment, avec une estimation affichée en temps réel pendant la saisie.
- Une dépense relevée (montre, appareil de salle) prend le pas sur le calcul, et reste préservée si vous corrigez ensuite la durée.
- Une activité hors catalogue se déclare par son intensité ou par ses calories.
- La part des calories d'activité recréditée au budget du jour se règle au curseur, de 0 à 100 % — 25 % par défaut, parce qu'une estimation de dépense reste une estimation.
Le poids, et le poids théorique
Une pesée, c'est une date, un poids, une note facultative. Une seconde pesée le même jour corrige la première au lieu de s'y ajouter. La courbe affiche l'écart entre pesées successives et la variation totale. Passé la première pesée, le poids ne se modifie plus depuis le profil : il suit la balance.
Ce qui la distingue : l'analyse des écarts
À côté de vos pesées, l'application trace un poids théorique : celui que vos journées renseignées prévoyaient. Quand l'écart entre la balance et cette courbe dépasse le bruit d'une pesée, elle vous dit si la perte est plus lente ou plus rapide que prévu, chiffre l'écart quotidien en calories, et propose jusqu'à trois réglages qui le refermeraient — niveau d'activité surévalué, portions sous-estimées, objectif trop ambitieux.
Autrement dit : elle cherche quel réglage est faux, au lieu de vous reprocher un écart.
Un rappel de pesée hebdomadaire arrive au jour et à l'heure que vous avez choisis — et ne part pas si vous vous êtes déjà pesé dans les sept jours.
Les tendances et les bilans
- Période au choix : 7, 14 ou 30 jours.
- Graphique journalier : apports en colonnes empilées par macronutriment, ligne d'objectif, et dépenses tracées sous l'axe, en miroir, pour leur seule part recréditée. Un clic sur une légende fait passer ce macronutriment au pied des colonnes, ce qui rend sa variation lisible.
- Les mêmes données en tableau, dans un bloc dépliable : alternative textuelle au graphique, accessible aux lecteurs d'écran.
- Moyennes de la période : apports, dépense brute, dépense recréditée, bilan net, et nombre de journées réellement renseignées — une moyenne sur deux jours saisis n'est pas une moyenne sur sept.
- Calendrier mensuel à pastilles : vide (rien saisi), verte (sous l'objectif du jour, ou jusqu'à 5 % au-dessus), orange (jusqu'à 20 %), rouge (au-delà). Rester sous l'objectif reste vert : pour une perte de poids, ce n'est pas un écart.
- Comparaison de la période affichée avec la précédente.
- Lecture hebdomadaire rédigée : trois à cinq observations croisant les dimensions — écart semaine / week-end, macronutriment qui s'effondre les jours de séance, repas qui concentre la journée, aliment qui pèse une part démesurée — chacune avec les chiffres qui la fondent, et une action unique à tenir la semaine suivante.
L'alerte fringale
Le bouton central de la barre de navigation, en saillie et aux couleurs d'alerte. Un parcours en trois temps, conçu pour être suivi debout devant un placard, avec une porte de sortie à chaque écran.
- Souffler. Deux ou trois arguments tirés de vos derniers jours : budget restant, séance récente et ce qu'elle a brûlé, avance calorique de la semaine, série de journées tenues, poids en baisse. Choisis selon ce que disent réellement vos données ; un compte neuf reçoit un argument de repli plutôt qu'une page vide.
- Chiffrer. Vous cherchez ou scannez ce qui vous fait envie et ajustez la portion — 50 g par défaut, parce qu'un craquage se mesure en carrés de chocolat, pas en portions de repas. L'application annonce ce que ça coûte, ce qu'il resterait au budget, et l'équivalent en minutes de marche rapide, vélo, course et natation.
- Décider. Soit l'aliment part en collation, sans détour et sans jugement. Soit vous tournez une roue à huit parts : une accorde tout, deux en accordent la moitié, cinq imposent un détour de quelques minutes — vingt minutes d'attente, dix minutes de marche, trente squats, un brossage de dents, une chanson dansée en entier, une minute de gainage. Chaque détour dure assez pour que l'envie retombe : c'est le vrai mécanisme, le jeu n'est que l'emballage.
Aucun résultat n'interdit quoi que ce soit, et fermer l'application à n'importe quel moment n'inscrit rien au journal.
Les proches et le partage de repas
Quand deux personnes mangent la même chose, l'une ne devrait pas ressaisir ce que l'autre a déjà consigné.
- Inviter par l'adresse e-mail d'un compte existant. Aucun e-mail n'est envoyé : l'invitation attend dans l'application du destinataire.
- Envoyer tout ou partie d'un repas depuis sa carte. L'envoi attend dans la boîte de réception du proche.
- Recevoir. Le destinataire voit l'expéditeur, le jour et le repas d'origine, et chaque aliment avec la portion de l'expéditeur. Il coche ce qu'il garde, applique un facteur global (50 %, 75 %, 100 %, 125 %) ou ajuste au gramme, choisit son jour et son repas, puis valide — ou refuse. Rien n'entre dans un journal sans l'accord de son titulaire.
- Ouvrir ses repas à un proche est un réglage distinct, propre à chaque côté et fermé par défaut. Une fois ouvert, le proche va chercher lui-même dans vos repas depuis l'onglet « Journées ».
- Les envois sans réponse disparaissent au bout de quatorze jours.
Les montres et les services externes
Un service de données de santé généraliste et un service de suivi sportif se connectent depuis le profil, par autorisation chez le fournisseur. L'import tourne toutes les deux heures, et à la demande.
- Une dépense importée est une mesure : elle n'est jamais recalculée.
- Une séance présente dans les deux services n'est comptée qu'une fois ; une séance importée puis supprimée à la main ne revient pas au cycle suivant.
- L'état de chaque connexion est affiché — compte lié, dernière synchronisation, séances importées, dernière erreur le cas échéant : une connexion silencieusement cassée est pire qu'une connexion absente.
Les réglages, les notifications, l'installation
- Vos objectifs calculés : calories, protéines, glucides, lipides, métabolisme de base, dépense totale estimée, IMC et sa catégorie. Un objectif calorique manuel peut remplacer le calcul.
- Messages de motivation, deux fois par semaine — le lendemain de la pesée et au milieu du cycle. Treize règles lisent vos deux dernières semaines, chacune avec plusieurs formulations : ni la même règle ni la même phrase deux fois de suite. Activables, désactivables, avec l'heure d'envoi.
- Installation sur l'écran d'accueil : Fourchette est une application web progressive (PWA). Elle s'installe comme une application et se lance hors ligne — mais n'affiche jamais de journal mis en cache, pour ne jamais montrer de totaux faux.
- Apparence : thème clair, sombre ou système, et choix d'une palette de couleurs.
- Retour tactile optionnel sur les gestes de confirmation, désactivable et jamais porteur d'information.
Questions fréquentes
Fourchette est-elle gratuite ?
Oui. Tout ce que décrit cette page est accessible sans abonnement, sans paiement et sans publicité.
Faut-il installer une application ?
Non, elle fonctionne dans le navigateur. Elle peut aussi être ajoutée à l'écran d'accueil d'un téléphone comme une application, avec notifications.
D'où viennent les valeurs nutritionnelles ?
Du scan d'un code-barres interrogeant OpenFoodFacts, base ouverte et collaborative de produits alimentaires. Les préparations maison se saisissent comme aliments personnalisés, privés au compte qui les crée.
Comment l'objectif calorique est-il calculé ?
À partir de votre profil — sexe biologique, âge, taille, poids, niveau d'activité, but — par la formule de Mifflin-St Jeor. Un objectif manuel peut le remplacer. Les objectifs d'une journée sont figés le jour même : l'historique ne se réécrit pas quand le profil change.
Peut-on suivre son alimentation à deux ?
Oui, en invitant un proche par l'adresse e-mail de son compte, puis en lui envoyant tout ou partie d'un repas. Le destinataire coche ce qu'il garde et ajuste les portions avant de valider.
Que fait l'alerte fringale ?
Elle ouvre un parcours en trois temps : des arguments tirés de vos derniers jours, le coût chiffré de l'envie avec son équivalent en minutes d'effort, puis le choix entre consigner l'aliment ou tourner une roue qui propose un détour de quelques minutes. Aucun résultat n'interdit quoi que ce soit.